[ in] VISIBLES     ::   lire entre les visages

 Accueil  Home      Panorama  Art / Culture   Focus  Portraits   Séquences  Chroniques   Angles  Opinions    Contact  |  No[us]  |  Support
        social :  fb |  tw  |  fr 

Crédit photo: Bernard Brault, La Presse

Crédit photo: Bernard Brault, La Presse

Une nouvelle trilogie, une nouvelle quête identitaire signée Mani Soleymanlou. La recherche de soi est sans fin, et ne s’arrête surtout pas dans les trentaines. Au théâtre La Licorne, quatre grands amis se retrouvent dans une fête et passent une soirée tout à fait… oubliable.


→   continue [ la lecture // reading ]

Le projet qui tourne | Source: www.tangente.qc.ca | Crédit: Alanna Kraaijeveld

Pour ceux qui hibernent pour la simple raison qu’aucune activité ne vaut la peine d’affronter le froid, nous avons des solutions pour vous ! Voici nos choix d’événements et de spectacles interculturels qui vous occuperont durant les deux prochaines semaines.


→   continue [ la lecture // reading ]

J’haïs les sms passé minuit. J’haïs ces messages écrits dans l’ombre de la nuit, dans la musique trop forte, dans les cris, dans les restants de shooters. Je les haïs tellement, pour les avoir longtemps envoyés moi-même. Cette pulsion qui te prend au tripes, qui te hurle de le faire, parce que sinon, y va être too late. Parce que sinon, tu vas avoir manqué ta shot. Parce que, t’sais love is a game, pis là t’es prêt à jouer quitte ou double. Je les haïs, parce que pendant trop longtemps, c’était dans ces moments-là, que j’arrivais à être honnête avec lui et honnête avec moi. C’était dans ces moments-là, quand je regardais ma pinte vide aussi vide que ma tête pis mon dedans, pis que je le textais, juste pour voir, juste pour voir si y’allait mordre à l’hameçon.

Ça marchait une fois sur deux. Une bonne moyenne au bâton.


→   continue [ la lecture // reading ]

16/01/2015 Séquences

Étiquettes : , ,

Moi et L'autre

Moi et l’autre: Talia Halmona et Marie-Ève Trudel | Crédit: Louis-Paul Legault

Le 11 septembre 2001, sa mère lui demande de mentir sur ses origines.  

Ce fut le point de départ d’un questionnement sur l’identité immigrante, dont le spectacle Moi et l’autre est le résultat. 

Une dualité propre à la race humaine, des questions identitaires étouffantes, oppressantes, des réponses pas toujours convaincantes, auxquelles on s’accroche, parce que notre désir de survie est plus grand, plus fort, plus beau que tout. Notre désir de comprendre aussi et d’apprendre. Combinés à un mariage de cultures – arabe, français, Égypte, Italie, Grèce, Québec – on obtient Moi et  l’autre, une pièce co-écrite par Thalia Hallmona et Pascal Brullemans. Un labyrinthe identitaire qui meurt et renaît dans l’autre, dans le reflet de soi, dans le désir d’être autrui.


→   continue [ la lecture // reading ]

Crédit: Maxime Côté

Crédit: Maxime Côté

Il était une fois un duo. Il était une fois une femme et un homme à la pensée vive et offerte sur le rivage parfois lumineux et parfois sombre d’une ville à laquelle ils n’appartenaient pas. C’est à ce tableau que le spectateur se confronte dans la pièce « Les Paroles » de l’auteur Daniel Keene présentée au théâtre Prospero du 21 octobre au 1er novembre.


→   continue [ la lecture // reading ]

Frida Kahlo, Sans espoir http://www.parisbouge.com/

Frida Kahlo, Sans espoir
Source: parisbouge.com

La première partie de ce texte est ICI 

Maman, je ne te comprends pas. Tu as souffert. Ça, oui, je l’ai saisi. Tu ne m’as pas donné le choix. Avec les choix que tu as faits… M’avoir exposé ainsi ta douleur au visage… Onde de choc. Je constate les dégâts, l’après destruction, mais il manque la cause. À quoi t’attendais-tu avant de venir ici ? As-tu, ne serait-ce qu’une fois, songé à la parole que tu voulais me transmettre?


→   continue [ la lecture // reading ]

 

Crédit: Valérie Remise | Source: ici.radio-canada.ca

Crédit: Valérie Remise | Source: ici.radio-canada.ca

Le Théâtre d’Aujourd’hui a ouvert sa saison 2014 le 30 septembre dernier avec la trilogie complète Un, Deux et Trois de Mani Soleymanlou. La première, jeudi dernier, a attiré une salle pleine de spectateurs s’apprêtant à passer les quatre prochaines heures à parler de ce questionnement universel qu’est l’Identité. L’identité de ceux qui se trouvent coincés entre plusieurs cultures auxquelles ils appartiennent plus ou moins. L’identité de ceux qui n’ont jamais vraiment appris à se questionner. L’identité d’un déraciné, dont la vie peut être racontée en métaphores botaniques.


→   continue [ la lecture // reading ]

Frida Kahlo, Mes grands-parents, mes parents et moi, Arbre généalogique Source : fayardhistoiredesarts.wordpress.com

Frida Kahlo, Mes grands-parents, mes parents et moi, Arbre généalogique
Source : fayardhistoiredesarts.wordpress.com

La langue de mes parents, je ne sais plus comment la parler. L’ai-je déjà su? Pour me déculpabiliser, j’affirme aux autres qu’au moins je la comprends assez bien, que je n’ai pas tout perdu. Mais, avec le temps, je sens que cette langue m’échappe de plus en plus, qu’elle se détache de moi, emportant avec elle tout un pan d’histoire, dans laquelle je n’ai pas su inscrire ma parole. Cette histoire s’efface. Des tableaux familiaux qui remontent à plusieurs siècles, jusqu’en Chine, s’éloignent de moi, parce que j’ai oublié ma langue maternelle, comme on oublie un livre qu’on ajoute à sa bibliothèque en se promettant de le lire un jour, sans jamais le faire.


→   continue [ la lecture // reading ]

http://www.tanhae.com/forum/t15608/

Source photo: tanhae.com

(Ça c’est la suite de ce petit texte-là, parce que les histoires avec les garçons ça durent toujours plus longtemps que l’on ne le croit.)

Je sais pas si cette pseudo-texto-relation mérite un deuxième texte. En fait, on m’a dit que nous autres les filles (ou peut-être juste moi) on avait besoin de radoter la même câlisse d’histoire again and again dans notre tête, pour s’en débarrasser définitivement. Ça d’l’air que dans mon cas, six mois de radotage de petite vieille sur ma chaise berçante c’tait pas suffisant.


→   continue [ la lecture // reading ]

Hochelag’ était devenu trop petit. Trop connu. Trop de visages familiers. Trop de sourires à la pelletée. J’étouffais. Je me sentais prisonnière de mon quadrilatère. De mes bars, de mes petits magasins. Mon 3 1/2 délabré que je me décidais pas à rénover, me semblait tout d’un coup laid, froid, vide. Et pourtant, moi qui défendais mes portes d’armoires à volets, ma pôle de rideau pas fixée, pis ma salle de bain exiguë, je me trouvais là, à les détester. Du plus profond de mon être. Qui aime bien châtie bien qui disent. Ouin. Hochelag’ me faisait mal dans mon dedans. Beaucoup. Hochelag’ était devenu le reflet de ma vie, de mon chaos que je n’arrivais pu à accepter, ni à changer faut dire. On ne faisait plus qu’un, pis je trouvais ça ben lourd.


→   continue [ la lecture // reading ]

1 2 3 22