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Moi et l’autre: Je suis arrivée à ce qui commence


Moi et L'autre

Moi et l’autre: Talia Halmona et Marie-Ève Trudel | Crédit: Louis-Paul Legault

Le 11 septembre 2001, sa mère lui demande de mentir sur ses origines.  

Ce fut le point de départ d’un questionnement sur l’identité immigrante, dont le spectacle Moi et l’autre est le résultat. 

Une dualité propre à la race humaine, des questions identitaires étouffantes, oppressantes, des réponses pas toujours convaincantes, auxquelles on s’accroche, parce que notre désir de survie est plus grand, plus fort, plus beau que tout. Notre désir de comprendre aussi et d’apprendre. Combinés à un mariage de cultures – arabe, français, Égypte, Italie, Grèce, Québec – on obtient Moi et  l’autre, une pièce co-écrite par Thalia Hallmona et Pascal Brullemans. Un labyrinthe identitaire qui meurt et renaît dans l’autre, dans le reflet de soi, dans le désir d’être autrui.

Pièce autofictionnelle, Moi et l’autre met en scène le parcours de Thalia, jeune immigrante aux origines multiples (Égypte, Italie, Grèce) et de l’autre, sa meilleure amie Julie Sirois, une Lavaloise bien québécoise. Thalia retrace le fil de son enfance, scène par scène, un souvenir à la fois. À mi-parcours, Julie meurt dans un terrible accident. Thalia interrompt le cours du récit et offre à Julie sa vie. À travers le regard de Julie, Thalia espère trouver réponse à ses questions. Questions nombreuses qu’elle tente d’élucider dans la lecture, entre autres, en s’abreuvant de l’oeuvre de Gaston Miron. Elle constatera rapidement que de partager sa vie avec l’autre, surtout lorsqu’il est question de deux cultures qui s’opposent grandement, comporte son lot de difficultés.

 

 

Moi et l’autre séduit par son authenticité, son texte simple, sincère, imagé et son jeu juste. La forme autofictionnelle que l’on pousse au-delà des propres limites du genre confère à la pièce une dynamique intéressante et ancre les thématiques dans un contexte actuel et palpable. Le vrai, le faux, la réalité, la liberté et l’instant présent, tous se mélangent et se fondent pour créer un 55 minutes criant de vérité. Je me suis reconnue dans cette crise existentielle, assise entre deux chaises, des fois à droite, des fois à gauche, acceptée par les uns, rejetée par les autres. Les textes et la mise en scène ont su illustrer ce mal identitaire difficile parfois à expliquer en mots.

À voir simplement pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Moi et l’autre au Théâtre aux Écuries jusqu’au 8 novembre 2014.

auteur | author :: sony

Amour. Passion. Bouffe. Arts. Culture. Société. Toi. Moi. Les autres. L’Afrique. Le bled. Le Québec. Ma vie. Le cash. L’écriture. Le quotidien. Le futur. Le passé. // Love. Passion. Food. Arts. Culture. Society. You. Me. The others. Africa. Bled. Quebec. My life. Cash. Writing. Everyday life. The future. The past.