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Crédit: Maxime Côté

Crédit: Maxime Côté

Il était une fois un duo. Il était une fois une femme et un homme à la pensée vive et offerte sur le rivage parfois lumineux et parfois sombre d’une ville à laquelle ils n’appartenaient pas. C’est à ce tableau que le spectateur se confronte dans la pièce « Les Paroles » de l’auteur Daniel Keene présentée au théâtre Prospero du 21 octobre au 1er novembre.


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Le conquérant pat René  Magritte

Le Conquérant – René Magritte, 1926

C’est par la voie d’une lettre sans véritable explication que tu as mis fin à notre mandat médiatique. Plus de vivres, plus de publications. Une autre alternative qui meurt sans suite, mais pas ce soir, car je sais où tu termines tes soirées grises.

Laisse-moi au moins écrire le scoop de ton agonie en flash. Une nouvelle objective sans fioriture. Mes doigts se transforment alors en cette aiguille dans la colonie pénitentiaire. Leur poids sur mon clavier me décharge et détruit du même geste ce qui me reliait encore au monde.


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TOLLE

Le Cabaret Tollé s’est ouvert sur la dénonciation de la fausse mission culturelle que s’est définie le ministère du Patrimoine canadien en matière de culture depuis Harper, soit de « répondre aux besoins des Canadiens ». Définition, on s’entendra sur ce point, on ne peut plus floue. Justement, l’équipe du Studio 303, suite à l’annonce de la perte de l’appui du gouvernement, réclame des explications. En effet, ce lieu de diffusion et de soutien pour la danse et l’art indiscipliné à Montréal recevait l’appui gouvernemental depuis douze ans. En l’absence de réponse face à la demande d’un minimum de justification face à cette décision, le Cabaret Tollé était aussi l’occasion de décrier la possibilité d’un choix idéologique derrière la façade d’une lettre de refus aux propos aussi peu éclairants pour les artistes que décevants.


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Crédit : pays barbare par Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi

Cette année, mon voyage aux RIDM a été marquant, une expérience qui se rapproche plus d’un périple initiatique que d’un passage passif dans un tout inclus. J’ai mis les pieds en terre inconnue avec Pays barbare de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi qui approfondissait, par des images d’archive, la conquête de l’Éthiopie par l’Italie fasciste de Mussolini. Le lendemain, Hoax canular, réalisé par Dominic Gagnon, m’exposait une panoplie de commentaires d’adolescents sur la grande supercherie consistant en l’annonce d’une date butoir pour le monde. Entre images d’archives et vidéos YouTube, je me suis laissée porter par ces images crues comme si un fil les retenait ensemble, malgré la distance temporelle.


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Peuple de loeil

Source: Jason Thériault

Cinq soirées pour ouvrir le dialogue entre deux mondes: celui des Sourds et celui des autres, les entendants. L’Upop Montréal, un projet d’université populaire, frappe fort cet automne avec cette série de rencontres titrée Le peuple de l’œil et organisée collectivement par la Société culturelle québécoise des Sourds, le Café  Sourdien, Groupe BWB et l’UPop. D’emblée, le choix d’aborder les enjeux de ce peuple donne le  ton.

La première rencontre s’est déroulée lundi le 16 septembre, aux Derniers Humains. Étant néophyte en la matière, ce sont surtout les anecdotes narrées par les gens de la communauté, ainsi que les échanges entre entendants et Sourds, qui m’ont permis de m’imprégner de ce monde fait de couleurs, de vibrations, d’ombre et de lumière.


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En cette période d’éclosion printanière, nous sommes plusieurs à être en plein préparatifs de départ vers l’étranger, le nouveau, le méconnu. Les méthodes sont multiples pour se préparer à tout quitter l’espace de quelques mois… On imagine aisément le voyageur aguéri comme un être désinvolte, un peu au-dessus de ses affaires, affichant un air presque blasé de toute la diversité qui constitue notre monde. La philosophie du Carrefour International peut en aiguiller plus d’un quant aux attitudes à adopter en vue d’une immersion culturelle. L’organisme, qui vise à créer un seul monde juste et équitable pour tous et toutes*, conçoit la formation des coopérants comme garante d’une expérience intéressante à l’étranger, pour ceux qui nous accueillent comme pour nous qui partons. On est alors loin du mythe du voyageur sans foi ni loi!


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Et si l’époque contemporaine faisait de nous des êtres scalpés? Scalpés de nos repères, de notre identité, de ce sens trop intangible et changeant auquel on n’arrive plus à s’accrocher? Ce sont quelques questions, que la pièce Scalpée, à l‘Espace libre jusqu’au 9 février, fait apparaître avec usage avoué des effets du pathos. Anne-Marie Olivier, l’auteure de la pièce, interprète la mère de Charles (Steve Gagnon), qui la quitte rapidement pour aller à la recherche de lui-même. Son chemin croise alors celui de Dorothée (Édith Patenaude) qui devient son amante, son cœur, son noyau, ses tripes. Mais tout va vite, rien ne dure et ça fait mal, comme ces coups de feu qui donnent le ton de la pièce en guise d’introduction.


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Il existe un angle-mort historico-culturel nord-américain concernant la situation des peuples autochtones avec qui le dialogue est tout simplement absent. Comme s’il allait de soi d’ignorer les Réserves, ces véritables parking à controverses qui sont établis bien loin de nos centres d’activité. J’ai étudié les sciences sociales et la communication politique au Cégep, puis à l’université, et jamais je n’ai été confrontée par mes professeurs à cette relation que nous n’entretenons pas avec ceux et celles qui sont devenu-e-s une minorité en Amérique du Nord, malgré une situation géopolitique qui aurait dû jouer en leur faveur. Il semble qu’une autre logique que le bon sens soit applicable lorsqu’il est question de la reconnaissance des Premières Nations…


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© Ève Lévesque, 24h

Mercredi dernier, alors que les Montréalais et Montréalaises occupé-e-s par leur train-train quotidien pouvaient s’évader en réfléchissant aux vacances du temps des Fêtes, Sami Sheikh annonçait à tous les médias qui ont bien voulu lui prêter le micro, qu’il avait besoin du support populaire pour pouvoir simplement rester dans cette ville qu’il considère comme sienne. Et pour cause, car Sami réside à Montréal et y est arrivé en 2000, à l’âge de douze ans. Sami n’a jamais vécu au Pakistan, ses parents ayant dû fuir le pays pour des raisons politiques alors qu’il n’était qu’un enfant. Aujourd’hui, le jeune homme est enraciné dans une culture avec laquelle il a su conjuguer. Il semble que son sentiment d’appartenance ne suffise pas au ministère de l’immigration pour justifier sa résidence. Dès lors, un seul projet porte les actions de Sami: démontrer qu’il est pour lui vital de rester au Canada. Ses projets d’études pourront peut-être se réactualiser après la lutte…


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« Les films dansent sur la corde raide, jonglant entre ce qui est vrai et ce qui est beau, ce qui rapporte et ce qui donne, ce qui relate et ce qui dénonce. Il semble ne jamais y avoir de financement stable […] » (Mila Aung-Thwin, RIDM ).

À travers plus d’une centaine de regards particuliers, les Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal, se déroulant du 7 au 18 novembre, proposent un voyage dans les interstices de notre humanité. Le documentaire c’est la fragile mais tangible possibilité d’aborder le réel avec une esthétique particulière, nécessairement située dans un aller-retour entre l’invention et la lumière du dehors. Cette année, les RIDM rendent d’ailleurs hommage au documentariste montréalais Magnus Isacsson, décédé cet été, avec un prix portant son nom qui sera attribué à un réalisateur émergent canadien pour une œuvre marquée par l’alliance d’une créativité avérée et d’une forte conscience sociale. Si le documentaire est un mode d’expression en voie de disparition, sa nécessité se fait de plus en plus sentir alors qu’un consensus sur l’obligation de repenser la façon d’allier la diversité est en train de s’affirmer. En effet, le documentaire est bien plus affirmation que dénonciation et c’est cette vitalité qu’on retrouve dans le film Occupy love de Velcrow Ripper.


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