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J’haïs les sms passé minuit. J’haïs ces messages écrits dans l’ombre de la nuit, dans la musique trop forte, dans les cris, dans les restants de shooters. Je les haïs tellement, pour les avoir longtemps envoyés moi-même. Cette pulsion qui te prend au tripes, qui te hurle de le faire, parce que sinon, y va être too late. Parce que sinon, tu vas avoir manqué ta shot. Parce que, t’sais love is a game, pis là t’es prêt à jouer quitte ou double. Je les haïs, parce que pendant trop longtemps, c’était dans ces moments-là, que j’arrivais à être honnête avec lui et honnête avec moi. C’était dans ces moments-là, quand je regardais ma pinte vide aussi vide que ma tête pis mon dedans, pis que je le textais, juste pour voir, juste pour voir si y’allait mordre à l’hameçon.

Ça marchait une fois sur deux. Une bonne moyenne au bâton.


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16/01/2015 Séquences

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Moi et L'autre

Moi et l’autre: Talia Halmona et Marie-Ève Trudel | Crédit: Louis-Paul Legault

Le 11 septembre 2001, sa mère lui demande de mentir sur ses origines.  

Ce fut le point de départ d’un questionnement sur l’identité immigrante, dont le spectacle Moi et l’autre est le résultat. 

Une dualité propre à la race humaine, des questions identitaires étouffantes, oppressantes, des réponses pas toujours convaincantes, auxquelles on s’accroche, parce que notre désir de survie est plus grand, plus fort, plus beau que tout. Notre désir de comprendre aussi et d’apprendre. Combinés à un mariage de cultures – arabe, français, Égypte, Italie, Grèce, Québec – on obtient Moi et  l’autre, une pièce co-écrite par Thalia Hallmona et Pascal Brullemans. Un labyrinthe identitaire qui meurt et renaît dans l’autre, dans le reflet de soi, dans le désir d’être autrui.


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http://www.tanhae.com/forum/t15608/

Source photo: tanhae.com

(Ça c’est la suite de ce petit texte-là, parce que les histoires avec les garçons ça durent toujours plus longtemps que l’on ne le croit.)

Je sais pas si cette pseudo-texto-relation mérite un deuxième texte. En fait, on m’a dit que nous autres les filles (ou peut-être juste moi) on avait besoin de radoter la même câlisse d’histoire again and again dans notre tête, pour s’en débarrasser définitivement. Ça d’l’air que dans mon cas, six mois de radotage de petite vieille sur ma chaise berçante c’tait pas suffisant.


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Hochelag’ était devenu trop petit. Trop connu. Trop de visages familiers. Trop de sourires à la pelletée. J’étouffais. Je me sentais prisonnière de mon quadrilatère. De mes bars, de mes petits magasins. Mon 3 1/2 délabré que je me décidais pas à rénover, me semblait tout d’un coup laid, froid, vide. Et pourtant, moi qui défendais mes portes d’armoires à volets, ma pôle de rideau pas fixée, pis ma salle de bain exiguë, je me trouvais là, à les détester. Du plus profond de mon être. Qui aime bien châtie bien qui disent. Ouin. Hochelag’ me faisait mal dans mon dedans. Beaucoup. Hochelag’ était devenu le reflet de ma vie, de mon chaos que je n’arrivais pu à accepter, ni à changer faut dire. On ne faisait plus qu’un, pis je trouvais ça ben lourd.


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À toi,

Ne m’en veux pas, même si m’en vouloir durant les derniers mois est devenu ton sport favori. L’ambiguïté ça me fait faire des conneries. L’ambiguïté des coeurs, ça me fout toujours la frousse. Je perds la cadence. Je perds le contrôle. 

Ces derniers temps,  j’ai pensé  énormément à toi. Juste parce que la torture mentale c’est devenue mon passe-temps favori. Ou c’est peut-être le temps gris qui joue avec mon esprit. Tk. Vive Imessage pis la fonction  »read ».  Au moins je sais que tu me lis, malgré ton silence. Bref, j’avais besoin de mettre mon coeur sur papier, histoire de t’oublier, me désintoxiquer et passer à autre chose.


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Je suis célibataire depuis quelques mois. C’est bon, ça tout le monde le sait. Par contre, je jouis (et c’est le cas de le dire) de mon statut depuis seulement quelques semaines. Bref, j’ai plongé tête première dans le fameux monde du dating. Fuck, que j’aime ça. J’aime ça, parce que mon cœur, ben, je l’ai caché ben au fond, au fin fond de mon corps où aucun pénis de ce monde ne pourra le trouver. Personne ne pourra le briser. Et c’est parfait ainsi. Je l’ai malmené cet été, et là il a besoin de repos. Mes hormones, quant à elles, capotent beaucoup trop. Elles parlent à ma place. Elles hurlent. Je crois que tous les hommes que je croise dans la rue, à l’épicerie ou au travail les entendent. C’t’un peu gênant, mais bon je m’assume. Je me gérerai à la nouvelle année.


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piedansleau

rotary.org

J’ai quitté le continent parce que je me suis rendue compte que de venir de la même terre c’tait pas suffisant pour mon cœur. J’ai essayé, j’ai espéré, j’ai attendu, j’ai tout donné, à un point où je me reconnaissais plus.

Aigrie. Amère. Je suis partie. J’ai pris l’avion. L’Afrique c’tait un de mes plus beau voyage. J’ai tant appris à tes côtés. Si tu savais…


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Pour lire les partie 1 et 2 de cette séquence, c’est ICI et ICI

J’ai toujours cru au coup de foudre. Aux vibrations que le corps émet au contact d’une autre personne. Aux feux d’artifices qui explosent dans la tête au moment du first kiss. À tout ce que l’on voit dans les comédies romantiques hollywoodiennes.

Oui je sais, je suis un peu naïve.


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16/04/2013 Séquences

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www.islamla.com

Pour lire les parties 1, 2 et 3, c’est ICI, ICI et ICI.

Entre son père pratiquant et sa mère croyante, le cœur d’Ichrak Fatiha Mouktani balance. Un pied ici, un pied là-bas et l’esprit ailleurs, elle explique le temps de quelques heures, ce qu’est son islam.

J’ai 23 ans. Je sors en boîte. Oui, oui, je m’amuse, moi aussi.  J’ai un copain. Il vient souper à l’occasion à la maison. Mes parents l’aiment bien. Je vous dis tout ça, parce que mon nom porte à confusion. Et pourtant, il résume à lui seul l’étendu de mes questionnements, de ma quête identitaire, de ma petite rébellion.


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Jordan mass wedding Bivouac-id.com

Pour lire la partie 1 de cette séquence, c’est ICI

On s’est rencontré à l’âge de douze ans. Moi, la petite fille dans un corps d’enfant; toi, l’ado sage. J’ai oublié les débuts. Le tout devait se résumer à un: «Allô. Bonjour. Yo man, what’s up?» Ouin, quelque chose dans ce genre-là.  Je ne me souviens pas non plus, de nos premières confidences.  Sincèrement, ça pas trop d’importance. On devait parler de nos kicks, nos parents qui ne comprennent jamais rien à rien, pis plein de stuffs d’même.


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08/03/2013 Séquences

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