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À toi,

Ne m’en veux pas, même si m’en vouloir durant les derniers mois est devenu ton sport favori. L’ambiguïté ça me fait faire des conneries. L’ambiguïté des coeurs, ça me fout toujours la frousse. Je perds la cadence. Je perds le contrôle. 

Ces derniers temps,  j’ai pensé  énormément à toi. Juste parce que la torture mentale c’est devenue mon passe-temps favori. Ou c’est peut-être le temps gris qui joue avec mon esprit. Tk. Vive Imessage pis la fonction  »read ».  Au moins je sais que tu me lis, malgré ton silence. Bref, j’avais besoin de mettre mon coeur sur papier, histoire de t’oublier, me désintoxiquer et passer à autre chose.


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Je suis célibataire depuis quelques mois. C’est bon, ça tout le monde le sait. Par contre, je jouis (et c’est le cas de le dire) de mon statut depuis seulement quelques semaines. Bref, j’ai plongé tête première dans le fameux monde du dating. Fuck, que j’aime ça. J’aime ça, parce que mon cœur, ben, je l’ai caché ben au fond, au fin fond de mon corps où aucun pénis de ce monde ne pourra le trouver. Personne ne pourra le briser. Et c’est parfait ainsi. Je l’ai malmené cet été, et là il a besoin de repos. Mes hormones, quant à elles, capotent beaucoup trop. Elles parlent à ma place. Elles hurlent. Je crois que tous les hommes que je croise dans la rue, à l’épicerie ou au travail les entendent. C’t’un peu gênant, mais bon je m’assume. Je me gérerai à la nouvelle année.


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piedansleau

rotary.org

J’ai quitté le continent parce que je me suis rendue compte que de venir de la même terre c’tait pas suffisant pour mon cœur. J’ai essayé, j’ai espéré, j’ai attendu, j’ai tout donné, à un point où je me reconnaissais plus.

Aigrie. Amère. Je suis partie. J’ai pris l’avion. L’Afrique c’tait un de mes plus beau voyage. J’ai tant appris à tes côtés. Si tu savais…


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www.islamla.com

Pour lire les parties 1, 2 et 3, c’est ICI, ICI et ICI.

Entre son père pratiquant et sa mère croyante, le cœur d’Ichrak Fatiha Mouktani balance. Un pied ici, un pied là-bas et l’esprit ailleurs, elle explique le temps de quelques heures, ce qu’est son islam.

J’ai 23 ans. Je sors en boîte. Oui, oui, je m’amuse, moi aussi.  J’ai un copain. Il vient souper à l’occasion à la maison. Mes parents l’aiment bien. Je vous dis tout ça, parce que mon nom porte à confusion. Et pourtant, il résume à lui seul l’étendu de mes questionnements, de ma quête identitaire, de ma petite rébellion.


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Jordan mass wedding Bivouac-id.com

Pour lire la partie 1 de cette séquence, c’est ICI

On s’est rencontré à l’âge de douze ans. Moi, la petite fille dans un corps d’enfant; toi, l’ado sage. J’ai oublié les débuts. Le tout devait se résumer à un: «Allô. Bonjour. Yo man, what’s up?» Ouin, quelque chose dans ce genre-là.  Je ne me souviens pas non plus, de nos premières confidences.  Sincèrement, ça pas trop d’importance. On devait parler de nos kicks, nos parents qui ne comprennent jamais rien à rien, pis plein de stuffs d’même.


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08/03/2013 Séquences

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Pour lire l’introduction de cette chronique, c’est ICI

Dring. Ma sonnerie résonnait dans mon 3 ½. Elle était là, celle qui allait lancer le bal, briser la glace, donner le ton à la série de portraits Entre sable et neige.

On. Record.

Elle s’assoit sur ma chaise Ikea. Elle a vingt-cinq ans et des beaux cheveux frisés – je suis jalouse  –. Elle prend une gorgée d’eau. Tousse. Tripote ses mains. Elle débute, indécise, un peu mal à l’aise.

Je veux garder mon anonymat.

Pas de troubles, que je lui dis. Alors ton histoire, elle commence comment ?


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S’inspirant des Monologues du vagin d’Eve Ensler (1996), l’auteure et metteure en scène néerlandaise des Monologues voilés, Adelheid Roosen, a rencontré 74 musulmanes des Pays-Bas d’origines et d’âges différents, afin qu’elles lui confient leurs réflexions sur leur corps, leur sexe, leur intimité et sur les sujets les plus tabous de l’Islam. À la Cinquième Salle de la Place des Arts le 6 décembre dernier (et à tous les soirs jusqu’au 15), quatre femmes – Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu, Hassiba Halabi – interprètent à elles seules douze de ces 74 interviewées. Et qu’est-ce qu’on apprend? Qu’elles sont en réalité comme toutes les femmes du monde; elles ont les mêmes désirs, les mêmes pulsions, les mêmes questionnements, les mêmes doutes, la même volonté d’aimer et d’être aimées, par un homme, par la famille et par la société. La seule différence est qu’elles ne vivent pas ces sentiments de la même manière que la femme occidentale. Et bien que ces douze femmes aient en commun la religion, elles ont vécu la découverte de leur sexualité très différemment les unes des autres.


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Source de l’image : international.gc.ca

Ma mère est revenue de voyage, il y a 3 mois de ça. Elle va toujours au même endroit. Deux fois par année quand Dieu le veut. Cette place, c’est le Maroc. Son pays. Sa terre. Moi je ne comprends pas trop son attachement à la clémentine pis au désert, mais bon chacun son chez soi. Elle me dit souvent, qu’elle étouffe ici, que le froid la déprime, que la grisaille abîme sa peau, que la nourriture ne goûte rien, bref, que le Québec c’est ben le fun, c’est ben beau, mais ce n’est pas chez eux.

 Ben retourne dans ton pays… Qu’est-ce que t’attends?

Oui, oui bientôt quand mes enfants seront grands.


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30/10/2012 Focus

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