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Moi et L'autre

Moi et l’autre: Talia Halmona et Marie-Ève Trudel | Crédit: Louis-Paul Legault

Le 11 septembre 2001, sa mère lui demande de mentir sur ses origines.  

Ce fut le point de départ d’un questionnement sur l’identité immigrante, dont le spectacle Moi et l’autre est le résultat. 

Une dualité propre à la race humaine, des questions identitaires étouffantes, oppressantes, des réponses pas toujours convaincantes, auxquelles on s’accroche, parce que notre désir de survie est plus grand, plus fort, plus beau que tout. Notre désir de comprendre aussi et d’apprendre. Combinés à un mariage de cultures – arabe, français, Égypte, Italie, Grèce, Québec – on obtient Moi et  l’autre, une pièce co-écrite par Thalia Hallmona et Pascal Brullemans. Un labyrinthe identitaire qui meurt et renaît dans l’autre, dans le reflet de soi, dans le désir d’être autrui.


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Frida Kahlo, Sans espoir http://www.parisbouge.com/

Frida Kahlo, Sans espoir
Source: parisbouge.com

La première partie de ce texte est ICI 

Maman, je ne te comprends pas. Tu as souffert. Ça, oui, je l’ai saisi. Tu ne m’as pas donné le choix. Avec les choix que tu as faits… M’avoir exposé ainsi ta douleur au visage… Onde de choc. Je constate les dégâts, l’après destruction, mais il manque la cause. À quoi t’attendais-tu avant de venir ici ? As-tu, ne serait-ce qu’une fois, songé à la parole que tu voulais me transmettre?


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Frida Kahlo, Mes grands-parents, mes parents et moi, Arbre généalogique Source : fayardhistoiredesarts.wordpress.com

Frida Kahlo, Mes grands-parents, mes parents et moi, Arbre généalogique
Source : fayardhistoiredesarts.wordpress.com

La langue de mes parents, je ne sais plus comment la parler. L’ai-je déjà su? Pour me déculpabiliser, j’affirme aux autres qu’au moins je la comprends assez bien, que je n’ai pas tout perdu. Mais, avec le temps, je sens que cette langue m’échappe de plus en plus, qu’elle se détache de moi, emportant avec elle tout un pan d’histoire, dans laquelle je n’ai pas su inscrire ma parole. Cette histoire s’efface. Des tableaux familiaux qui remontent à plusieurs siècles, jusqu’en Chine, s’éloignent de moi, parce que j’ai oublié ma langue maternelle, comme on oublie un livre qu’on ajoute à sa bibliothèque en se promettant de le lire un jour, sans jamais le faire.


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alamemeetoile.net

alamemeetoile.net

Pour lire la première partie de cet article, c’est ICI

Au Cambodge, j’ai mangé le meilleur durian de ma vie en compagnie de mon amie Marie-Pierre.  Avant notre arrivée en Asie, Marie-Pierre, n’ayant jamais goûté à ce fruit, s’était préparée pour cette expérience unique qui s’est concrétisée en trois étapes.

Étape 1 : Se montrer ouvert à goûter à de nouvelles saveurs. 

Étape franchie avec brio : Marie-Pierre aimait tellement découvrir de nouveaux aliments qu’elle s’efforçait d’apprendre leurs noms dans la langue du pays pour avoir plus de plaisir à les commander.


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Thomas Fuller/The International Herald Tribune

Crédit photo: Thomas Fuller – The International Herald Tribune

Lors d’une journée d’été ensoleillée de mon enfance, j’attendais que ma mère revienne du Kim Phat, un supermarché asiatique où elle faisait ses courses au moins une fois par mois. J’avais hâte de manger mon banh mi au porc, sandwich vietnamien, et de boire mon jus à la noix de coco avec pulpe, qu’elle m’achetait toujours. Cette fois-là, ma mère rentra aussi avec un fruit tropical, enveloppé dans du papier journal, qui sortait vraiment de l’ordinaire. C’était un durian. De tous les fruits, le durian est celui qui a l’aspect le plus repoussant. Il s’agit d’une énorme masse ovoïde jaune verdâtre qui comporte quelques rainures et des piquants sur toute sa surface. Il mesure environ 30 centimètres de longueur et 15 centimètres de diamètre.


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Piments rouges

Source : pixabay.com

En 1979, mes parents sont partis du Laos et ont immigré au Québec avec tout plein de rêves en tête. Mon père, qui avait 25 ans à l’époque, s’exprimait en français avec un accent aussi fort que les piments qu’il mettait dans sa salade de papaye.


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Avril 2005, je marche à côté d’un ami en discutant des choses concernant ma nouvelle vie à Montréal. Soudainement, le vent froid frappe mon visage et, un peu fatiguée de la météo, je crie « c’est quand le maudit printemps? ». Mon ami, amusé par la scène et pas trop sûr d’avoir bien compris ma question répond « Là, en fait, depuis à peu près un mois! » Ensuite, il ajoute : « C’est le mois d’avril, et le printemps a commencé le 21 mars passé.»


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15/04/2013 Angles

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