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Des enfants en garderie © La Presse

Des enfants en garderie © La Presse

Le port de signes religieux en garderie divise les Québécois. Ceux en faveur de la Charte des valeurs québécoises associent les éducateurs portant un signe religieux à du prosélytisme, c’est-à-dire à « des gens qui seraient portés à affirmer leur confiance et à enseigner leurs croyances », selon le sociologue et professeur à l’Université du Québec à Montréal, Joseph Yvon Thériault.

Selon un sondage publié par la Société Radio-Canada et mené par SOM, moins de la moitié des répondants s’estiment très ou assez à l’aise pour le port du voile (49%) ou du turban (46%) par les éducateurs en garderie. Ces données sont inverses aux résultats du sondage concernant le port de signes ostentatoires en milieu hospitalier, où une forte majorité de Québécois accepterait de se faire soigner par un médecin qui en porte.


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12/11/2013 Angles

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www.islamla.com

Pour lire les parties 1, 2 et 3, c’est ICI, ICI et ICI.

Entre son père pratiquant et sa mère croyante, le cœur d’Ichrak Fatiha Mouktani balance. Un pied ici, un pied là-bas et l’esprit ailleurs, elle explique le temps de quelques heures, ce qu’est son islam.

J’ai 23 ans. Je sors en boîte. Oui, oui, je m’amuse, moi aussi.  J’ai un copain. Il vient souper à l’occasion à la maison. Mes parents l’aiment bien. Je vous dis tout ça, parce que mon nom porte à confusion. Et pourtant, il résume à lui seul l’étendu de mes questionnements, de ma quête identitaire, de ma petite rébellion.


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Jordan mass wedding Bivouac-id.com

Pour lire la partie 1 de cette séquence, c’est ICI

On s’est rencontré à l’âge de douze ans. Moi, la petite fille dans un corps d’enfant; toi, l’ado sage. J’ai oublié les débuts. Le tout devait se résumer à un: «Allô. Bonjour. Yo man, what’s up?» Ouin, quelque chose dans ce genre-là.  Je ne me souviens pas non plus, de nos premières confidences.  Sincèrement, ça pas trop d’importance. On devait parler de nos kicks, nos parents qui ne comprennent jamais rien à rien, pis plein de stuffs d’même.


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08/03/2013 Séquences

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Pour lire l’introduction de cette chronique, c’est ICI

Dring. Ma sonnerie résonnait dans mon 3 ½. Elle était là, celle qui allait lancer le bal, briser la glace, donner le ton à la série de portraits Entre sable et neige.

On. Record.

Elle s’assoit sur ma chaise Ikea. Elle a vingt-cinq ans et des beaux cheveux frisés – je suis jalouse  –. Elle prend une gorgée d’eau. Tousse. Tripote ses mains. Elle débute, indécise, un peu mal à l’aise.

Je veux garder mon anonymat.

Pas de troubles, que je lui dis. Alors ton histoire, elle commence comment ?


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Femme dans la piscine

La séparation des sexes dans la piscine est-elle la vraie raison de la colère ?

Voilà voilà que ça recommence, comme chantait Rachid Taha. Même si on suppose que ce n’est pas «les accommodements raisonnables II, le retour de la saga», on s’y croirait tout de même.

Rachid Taha & Cie : Voilà Voilà

On s’y croirait parce qu’une certaine presse continue à se nourrir des mêmes marrons, cueillis sur les mêmes vieux marronniers. Faut-il que l’on soit encore une fois les dindes à farcir? Selon une vieille recette parue dans la revue La Canadienne en janvier 1923, la dinde farcie aux marrons se fait ainsi: Dépecer (de leur intelligence et discernement) et préparer la dinde (lecteur et spectateur) comme à l’ordinaire. Essuyer l’intérieur (de son cerveau) avec une toile tordue dans l’eau tiède. (As) Sécher. Remplir avec la farce de marrons (l’orifice est laissé au choix du farceur!). Coudre les ouvertures (la bouche bien entendu). Saupoudrer de sel et de poivre (surtout pas de poudre d’intelligence). Enfariner légèrement (pour mieux la rouler). Placer dans une casserole avec beurre et autres épices. Cuire 15 minutes, puis réduire la chaleur et arroser (de conneries sur tous les supports possibles) toutes les 10 minutes. Donner 15 minutes de cuisson par livre (préférer les journaux cela dit!).


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Je suis d’origine marocaine. Mes parents sont nés à Casablanca. Je suis musulmane; héritage de mes ancêtres. Je suis croyante, parce que j’ai besoin de croire en quelque chose de plus fort, de plus grand que moi. Je suis non pratiquante parce que je n’ai pas encore trouvé l’équilibre entre mon mode de vie, mes principes et la religion. Je suis journaliste à mes heures, écrivaine à temps partiel et étudiante à temps plein. Je ne m’identifie ni aux Québécois, ni aux Arabes, mais bien aux mots, à leur puissance et à leur beauté.


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Sultanahmet Camii dôme

Sous un même dôme, toutes les couleurs du spectre.

Il a, il est vrai, des milliers de sympathisants sur Facebook. Mais c’est aussi sur le net qu’il s’est fait le plus allumé. Lui c’est Mohamed Ludovic Zahed. Il fait partie de ces grands invisibles que sont les homosexuels musulmans. Ben oui qu’ils existent! Musulmans et homosexuels, comme existent des Cathos, des Protestants, des Bouddhistes homosexuels. Cela semble une évidence, mais il faut le répéter, la religion qu’on se choisit empêche rarement sa nature de s’exprimer.


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S’inspirant des Monologues du vagin d’Eve Ensler (1996), l’auteure et metteure en scène néerlandaise des Monologues voilés, Adelheid Roosen, a rencontré 74 musulmanes des Pays-Bas d’origines et d’âges différents, afin qu’elles lui confient leurs réflexions sur leur corps, leur sexe, leur intimité et sur les sujets les plus tabous de l’Islam. À la Cinquième Salle de la Place des Arts le 6 décembre dernier (et à tous les soirs jusqu’au 15), quatre femmes – Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu, Hassiba Halabi – interprètent à elles seules douze de ces 74 interviewées. Et qu’est-ce qu’on apprend? Qu’elles sont en réalité comme toutes les femmes du monde; elles ont les mêmes désirs, les mêmes pulsions, les mêmes questionnements, les mêmes doutes, la même volonté d’aimer et d’être aimées, par un homme, par la famille et par la société. La seule différence est qu’elles ne vivent pas ces sentiments de la même manière que la femme occidentale. Et bien que ces douze femmes aient en commun la religion, elles ont vécu la découverte de leur sexualité très différemment les unes des autres.


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