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Pour lire la partie 1 de Double Vie, c’est ICI.

 Double vie Fin


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Le mal qui s’intensifie. Les nerfs qui lâchent et les larmes qui coulent. Vous perdez pour de bon votre sang-froid; vous abdiquez. Vous vous tortillez dans votre lit et poussez des cris d’agonie. Vous aviez mis la radio à fond, mais cela n’a pas suffi à vous calmer, à camoufler votre mal invisible mais sur lequel il est impossible de ne pas se concentrer. Il n’y a que vous, votre acouphène, la radio et la noirceur. Tout le reste s’est estompé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que 0% de reste et 100 % de tumulte intra-auriculaire. C’est une torture. Vous vous demandez jusqu’où cela peut encore monter, s’il y a une limite. Il vous faut à chaque fois bouger dans tous les sens pour sentir le volume baisser et vous calmer. Ainsi, vous n’osez pas mettre vos tympans à l’essai pour voir s’ils peuvent exploser. Ça se calme toujours avant, mystérieusement, puis ça recommence aussitôt. Vous regardez l’heure à chaque 30 secondes, priez pour le lever du jour, et vous vous concentrez au maximum sur la musique pour oublier vos démons, et surtout, ne plus les entendre.


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Matthias Heiderich - White Noise

Matthias Heiderich – White Noise

C’est une sensation inconnue des autres et de soi-même, jusqu’au jour où le silence meurt, nous devient étranger, semble prendre possession de notre esprit en permanence, pour ne plus nous quitter, du moins, pas complètement. Dans la majorité des cas, l’acouphène n’est pas psychologique. Lorsqu’il l’est, c’est à la fois une chance et une malchance, car il reste un mystère auquel seul l’être qu’il tourmente peut trouver explication, certes, mais auquel aucune solution n’existe.L’espoir demeure dans le mystère. Lorsqu’on est condamné, il n’y a pas de mystère.


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