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Je suis célibataire depuis quelques mois. C’est bon, ça tout le monde le sait. Par contre, je jouis (et c’est le cas de le dire) de mon statut depuis seulement quelques semaines. Bref, j’ai plongé tête première dans le fameux monde du dating. Fuck, que j’aime ça. J’aime ça, parce que mon cœur, ben, je l’ai caché ben au fond, au fin fond de mon corps où aucun pénis de ce monde ne pourra le trouver. Personne ne pourra le briser. Et c’est parfait ainsi. Je l’ai malmené cet été, et là il a besoin de repos. Mes hormones, quant à elles, capotent beaucoup trop. Elles parlent à ma place. Elles hurlent. Je crois que tous les hommes que je croise dans la rue, à l’épicerie ou au travail les entendent. C’t’un peu gênant, mais bon je m’assume. Je me gérerai à la nouvelle année.


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Olivia Sparks, 2010. Ryan McGinley

Pour lire la première partie de cette séquence, c’est ICI.

Quitter Montréal, se trouver un pseudo pour se faire filmer pis se dire qu’on va marketer son besoin de violence. Annoncer au premier agent qu’on sera Léa M. Torn et qu’il faut écrire Mélinda Boucher sur ses chèques. Ouvir son premier compte en banque à vie, commander sa première batch de chèques. Ton vieil agent qui joue le rôle paternel en tripotant le cul devant la file de zombies en ligne à la Bank of America. Me semble que les gens veulent pas commencer leurs vie d’adulte de même.


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Lily Blackeye, 2005. Ryan McGinley

Cher truckeur perse,

On est pas encore arrivés. Après une heure, deux heures, trois heures, quatre heures et cinq heures d’enfants malades imaginaires assis sur la banquette arrière qui énumèrent tout ce qu’ils voient sur la route pis qui me poignardent d’«on est-tu arrivés, là?», j’commence à avoir mal à nos vies…


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Illustration par Nania Sergi naniasergi.com

Pour lire la partie I, II et III de cette séquence, c’est ICIICI et enfin ICI

Je t’ai pas raconté ma belle histoire. Je me suis contentée de serrer mon sac avec mes souliers à paillettes rouges écarlates de marque There’s no place like home. À la place, tu me racontes de tes cochonneries. Tu sens un de tes chandails sales pis tu me le lances au visage. En l’enlevant de devant mes yeux, ta face est déjà rendue là devant la mienne. Tu retiens le chandail sale pis oui il pue ton chandail que tu checkais l’odeur. Tu le serres autour de mon cou faque j’essaie tout de suite de penser à l’Autre que toi pour m’enfuir. Mais c’est trop tard.


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Collage par Nania Sergi naniasergi.com

Pour lire la partie I et II de cette séquence, c’est ICI et  ICI

J’ai le goût de te raconter. C’est moi aujourd’hui qui vais te jaser. J’ai pas envie de t’écouter te crisser de comment que je feel moi.

Je veux te dire comment c’était la semaine dernière en camping, qu’à un moment donné je trouvais pu personne de mes potes ou des chums de mes potes. Je trouvais tellement pu personne que c’est comme s’ils avaient jamais existé. J’ai fini par me fumer le joint roulé pour la soirée tu seule. Pour une soirée je m’assumais, je faisais comme une grande, je partais tu seule en camping me fumer des splifs.


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Pour lire la partie I de cette séquence, c’est ICI

Je sonne à ta porte pas propre, aux tags de bad boys pubères et puceaux à croûte pizza fromage dans’face. Je sonne encore comme une conne pis je me sonne pis je me cogne au mur de ton sweat de chest.

Tu ne me regardes pas. Tu biberonnes ta bière ben haut pour me montrer comme tu bois vite.

Wow, comme tu bois vite, ma p’tite bite.


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Monica Cook

Je fais l’amour en boulimique. Orange-noire et orgueils sonores dans ton lit icitte aweye icitte dans ton litte.

J’te bouffe de partout, j’te prends, j’te tends, j’te nœud, j’te crache, j’te tire, j’te mâche, j’te revire, j’t’attache, j’te suce, j’te puce, j’te reviens, j’te braille dessus Diamond Shower…

Ça fait vraiment trop cruel genre film post-futuriste électro-féministe tra-tra-trash.


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26/09/2012 Séquences

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