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Je me souviens à peine de ma première école, de ma classe et de mon enseignante à cette époque, sinon d’un camarade qui était souvent mis de côté ou traité différemment par les autres. Il n’était pas facile. Parfois, il lui arrivait de fixer une des filles pendant de longues minutes avant de bondir sur elle en poussant un cri. Aussitôt, trois intervenantes qui pesaient au moins 50 kilos chacune se retrouvaient à plat ventre sur lui, au sol, pour l’immobiliser. Ce n’était qu’un enfant de six ans qui ne voulait étrangler personne. Ce qu’il tentait plutôt de faire, c’était de m’enlever mon élastique à cheveux pour jouer avec dans son coin. Évidemment, il fallait assurer sécurité et protection aux autres enfants. Mais lui aussi en était un. Il était malade, mais jamais personne ne nous l’avait expliqué. Chaque moment de crise était pour nous une scène horrifiante, comme s’il était possédé, comme s’il était un enfant méchant qui nuisait à la classe. Avec du recul, ce que je trouvais le plus terrible, c’était la scène qui suivait et à laquelle j’assistais, impuissante, soit la réaction de tout le monde face à cet enfant traité en démon.


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© Les toutounes atomiques

Fait : on vit dans une société qui impose un idéal de beauté difficile à atteindre pour plusieurs gens, spécialement pour les femmes. À la télé, dans les magazines, partout où l’on regarde, les images montrent des filles minces aux corps parfaits. Et bien qu’on réalise à quel point certains médias et industries manipulent les contenus montrés, on tombe souvent dans le piège en jugeant les autres selon les règles d’une réalité préfabriquée. Un exemple clair? Les nombreux préjugés à l’endroit des personnes dites rondes.


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Jusqu’en décembre 2011, j’ai cru que les services de santé étaient un droit fondamental pour tous les Québécois, peu importe l’ethnie, le sexe, l’orientation… la langue. Ah Diana, jeune utopiste ; la naïveté, c’est pour les préscolaires et les amoureux. En janvier, la régie des assurances maladies du Québec m’a rapidement remise à ma place ; elle m’a dit : «jeune fille utopique d’âge adulte et pas amoureuse, certaines personnes sont plus égales que d’autres, oui même dans la santé.» Me voilà donc les idéaux chamboulés. La RAMQ m’a secouée comme un bambin qui pleure; je vois double. Une belle année en perspective pour les valeurs humaines de cette nation.


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Pour lire la partie I de cette séquence, c’est ICI

Je sonne à ta porte pas propre, aux tags de bad boys pubères et puceaux à croûte pizza fromage dans’face. Je sonne encore comme une conne pis je me sonne pis je me cogne au mur de ton sweat de chest.

Tu ne me regardes pas. Tu biberonnes ta bière ben haut pour me montrer comme tu bois vite.

Wow, comme tu bois vite, ma p’tite bite.


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